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#La cité des sables

Directeur commercial d’une société fabriquant des machines agricoles, Michel Rouvère, trouve dans l’écriture la plénitude qui lui permet de décompresser de ses journées stressantes liées à ses hautes responsabilités. Cette écriture salvatrice lui permettra de développer et mettre à profit sa passion pour l’histoire.

Michel Rouvère a donc a son actif sept livres que l’ont trouve soit en format broché soit en format numérique et quatre en format poche.

Par ailleurs, l’auteur alimente un blog sur l’histoire qui est enrichi pas ses balades et visites de monument. En parcourant ce blog, on constate également que cet dernier a servi d’outil de travail dans l’écriture du roman qui nous intéresse aujourd’hui. Une catégorie intitulée « La cité des sables » regroupent les nombreuses recherches de l’auteur.


Que se passe-t-il à Telgilsh, la cité phénicienne implantée dans une oasis du grand sud tunisien, en cette année 686 av JC ? Après la mort brutale du roi, la succession fait l’objet d’une lutte sans merci entre la jeune princesse Adonia, héritière directe, et son cousin soutenu par des nobles refusant de voir une femme sur le trône. Mais il ne faudrait pas oublier que les dieux sont les arbitres des destinées humaines. De quel côté le jugement divin fera-t-il pencher la balance ?
Pourquoi Moira, jeune londonienne épouse d’un archéologue, survit-elle au crash de son avion au-dessus du Sahara, au mois de mars 1920 ? Serait-ce dans l’unique but qu’elle tombe par hasard sur des vestiges inconnus enfouis sous le sable, alors qu’elle tente de rejoindre la ville la plus proche ? En tout cas, elle-même n’en doute pas : ce site archéologique n’attendait qu’elle ! C’est pourquoi, dès son retour à Londres, elle se bat pour obtenir les crédits nécessaires aux fouilles, contre l’avis de ses collègues masculins.
Découvrez le destin croisé de ces deux femmes se battant, à plus de deux millénaires d’écart, contre les préjugés de sociétés dominées par les hommes, ainsi que le mystérieux lien qui les relie par-dessus le gouffre du temps.

La cité des sables est une invitation au voyage qui débute par sa couverture et son titre. Ces derniers en adéquation et reflétant parfaitement l’univers et les époques traversés.

Rapidement, l’auteur nous entraîne dans la vie de ces deux femmes au destin et à l’avenir opposés.

La lecture est fluide, l’écriture et le vocabulaire recherchés mettent en valeur le travail de recherche minutieux de l’auteur, permettant au lecteur d’être plongé rapidement dans l’atmosphère des deux époques.

La particularité de ce livre tient dans le fait que, Michel Rouvère, fait voyager le lecteur d’un destin à un autre à chaque chapitre. Choix très judicieux car on saisit pourquoi l’une des héroïnes ne peut avancer sans l’autre.

Les héroïnes sont attachantes mais ma préférence va surtout à Adonia dont la destinée est bouleversante. Cette jeune princesse au sens aigu des responsabilités, digne et fière héritière de son royaume dont le destin ne m’a pas laissé indifférente.

J’ai trouvé Moira plus légère et moins consistante certainement lié au fait que ses préoccupations étaient parfois fantasques et se perdaient en longueur.

Pour finir, je conseille ce livre pour ceux et celles qui aiment traverser les époques de l’histoire et plus particulièrement celle de l’antique dont les recherches ont été fouillées et détaillées .

Je tiens à remercier Michel Rouvière pour m’avoir offert ce livre.


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romans

#Double vie: Maud d’emploi

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Camille Thomas a débuté son travail d’auteur par l’écriture d’un roman personnel durant dix année. Cette cette dernière s’est fait connaître auprès de ses lecteurs en alimentant la publication de cet ouvrage semaine après semaine sur un blog. C’est grâce à l’encouragement de ces cyber lectrices qu’elle s’est décidé à tenter l’édition.  Son premier roman auto-édité, Au travers des mots est sorti en janvier 2013. Ce n’est seulement qu’en 2017 que le roman a trouvé sa maison d’édition, MGD Éditions  et qu’une nouvelle version est sortie le 10 décembre.

Ne souhaitant pas s’arrêter là, Camille Thomas, a réitérer l’aventure avec ce second livre Double vie: Maud d’emploi.

Maud a, en apparence, tout pour être heureuse. Des gosses super – en tout cas pour des ados -, un mari souvent absent mais toujours amoureux après plus de vingt ans, des amis en or sur lesquels elle sait pouvoir compter, et un projet pour monter sa propre boîte. Bref, de quoi faire pas mal de jalouses ! Et pourtant…

À six mois de franchir le cap difficile des quarante ans, elle fait le bilan de sa vie et décide qu’il est enfin temps de vivre pour elle…

Pas facile d’aborder un thème sur l’adultère et l’exercice est encore moins simple quand il s’agit d’une femme qui provoque la situation.

En effet, quand une femme a apparemment tout pour être heureuse et qu’elle décide de franchir le cap de l’adultère cela amène à se poser pas mal de questions.

A plusieurs reprises, j’ai essayé de me mettre dans la peau de l’héroïne en me demandant ce que je ferais? Comment pourrais-je assumer cette double vie? Comment peut-on supporter le poids du silence? Alors même si l’auteure détaille ce qui amène Maud à franchir le pas et surtout à prolonger cet adultère, je trouve parfois que l’histoire manque de vraies remises en questions.

Alors oui il y a la conscience qui parle et d’ailleurs j’ai apprécié et trouvé très original que la conscience de l’héroïne se mêle à l’histoire sous forme de dialogue avec l’héroïne. Mais par moments  j’ai trouvé cela un peu léger voir désagréable surtout concernant les enfants et pas assez prégnant.

Surement mon coté maman poule qui parle…

Concernant les passages érotiques de Maud et son amant, si au début ils sont sympathiques et récurrents de part la situation dans laquelle ils se trouvent, je me suis vue survoler certains passages que j’ai trouvé redondants.

Il en va de même pour le dénouement que j’ai trouvé un peu tiré par les cheveux …

Mon avis est bien évidement subjectif et tout n’est pas négatif. Certains scènes sont coquasses et parfois on retient son souffle craignant que Maud ne soit découverte ou commette une erreur lors de ses envois de SMS ou de mails à son amant.

Je tiens à souligner le super travail de recherche que l’auteure a effectué quand aux citations ou poèmes pour illustrer chaque début de chapitre par rapport au thème qui y était abordé.

Par ailleurs, j’ai trouvé que l’écriture et la lecture de ce roman sont très fluides et les mots bien choisis pour illustrer les sentiments ressentis.

La couverture est en relation avec le thème choisit et reflète ce que Maud va vivre sexuellement.

Je ne conseille ni déconseille ce roman, je pense que c’est au lecteur de se faire sa propre opinion en fonction de sa sensibilité.

Camille Thomas est présente sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram) et tient un site internet ou vous trouverez toutes les informations concernant ses deux romans.

romans

#Je serais toujours là pour toi

je serais toujours la pour toi

On déménage. À la fin du mois. » Pour Rose, tout a commencé ce jour-là. Le choc, la colère, la révolte… Le moment du départ. L’installation dans la nouvelle maison. Les promenades nostalgiques sur la falaise… Rose, quinze ans, est intelligente et plutôt mignonne, mais ce n’est jamais simple de tout quitter, surtout quand on se retrouve dans une petite ville inhospitalière du nord de la France. Plutôt que de chercher à se faire des amis, elle sombre petit à petit dans la dépression… De son côté, son père, qui est commissaire de police, s’enlise dans une enquête pour meurtre qui plonge toute la ville dans l’angoisse. Un jour, Rose est agressée sur les quais. Dès lors, l’enquête va faire partie de sa vie. En s’y intéressant, elle va être amenée à remettre en question toutes ses certitudes… jusqu’au dénouement, qui vous laissera sans voix ! Un rebondissement à chaque chapitre, des personnages charismatiques, des secrets de famille, de belles histoires d’amour et d’amitié… Il y a de tout dans ce roman, qui s’adresse aussi bien aux grands adolescents qu’aux amateurs de suspense. Au-delà de l’intrigue policière et sentimentale, il interroge la relation entre les ados et leurs parents. Et vous, jusqu’où seriez-vous prêt à aller par amour ? Ce qu’en dit la critique : « Un tsunami émotionnel » (Patricia Mercier) « Une intrigue tellement bien construite que je me suis laissé prendre à tourner les pages sans être capable de m’arrêter » (Céline Boisjoly) « Le suspense est au rendez-vous jusqu’au bout sans jamais nous laisser deviner le dénouement » (Voyageons avec les livres) « Une enquête passionnante (…) Un très bon roman à lire, aussi bien destiné à un public de jeunes adultes que d’adultes » (Kariane Maxwell) « Une histoire qui nous laisse une impression incroyable tant la fin est surprenante » (Satine’s books)

Pas facile de trouver des informations concernant ce jeune auteur discret alors je vous le présente brièvement tel qu’il a souhaité le faire sur Amazon : Né en France en 1985, Andy PIERCE est un auteur de romans et de nouvelles. Parallèlement à son activité d’écrivain, il enseigne les Lettres Modernes depuis 10 ans.

Je comprends mieux pourquoi ce livre est riche et tellement bien écrit. Les mots sont bien choisis et reflètent parfaitement bien l’ambiance du livre.

La couverture est en adéquation avec l’intrigue développée.

L’auteur nous promène et nous tient en haleine, on trépigne et on ne s’arrête plus de lire jusqu’au moment où on regrette d’être déjà rendu à la dernière page.

Même si au début j’étais un peu septique sur le chemin et la mise en place empruntée pour rentrer dans l’histoire, j’ai vite été happée par la personnalité et le destin de l’héroïne.

Cet polar est merveilleusement bien ficelé et les rebondissements constants nous entrainent à poursuivre la lecture.

Par ailleurs, ce roman amène à la réflexion sur les relations familiales et amicales et leur complexités. Jusqu’où sommes nous capables d’aller par amour? Peut-on tout accepter et surtout pardonner? Les actes de nos ainés influencent-ils notre destiné?

Une agréable découverte à un prix mini puisque ce livre se décline aussi bien en format broché qu’en format numérique.

Par ailleurs si vous avez aimé ce polar vous aimerez surement le second ouvrage « Echec et Love »

Le jour où il se découvre un don pour les échecs, Maxime, quatorze ans, est loin de se douter que toute son existence va être bouleversée…
Comment ses amis mordus de foot réagiront-ils ? Jusqu’où sa nouvelle passion le mènera-t-elle ? Et surtout : peut-on être à la fois un grand joueur d’échecs et un grand séducteur ?

Après « Je serai toujours là pour toi », Andy Pierce vous propose de découvrir le premier roman Young Adult sur l’univers des échecs !

Une galerie de personnages désopilants, de belles histoires d’amour et d’amitié, des rebondissements en cascade… Bref, un roman comme on les aime, qui plaira autant aux amateurs d’échecs qu’à ceux qui n’y ont jamais joué !

Ce qu’en dit la critique :
« Quand un grand Chef nous parle de sa cuisine, c’est de la poésie : on se tait et on l’écoute. Pour ce roman, c’est un peu la même chose » (Feather Wenlock)
« Une sublime histoire à lire absolument » (Marion NostraLectio)
« Un univers jeunesse que je recommande à tous » (Sandrine Mantin)
« Une lecture que je n’ai pas pu lâcher avant de l’avoir terminée » (Belinda Diriwächter)

Un jeune auteur à consommer sans modération et que vous pouvez suivre sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter)!!

 

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#Psychologues du Crime

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Discrets de part leur profession, il n’est pas simple de découvrir des indications sur ces deux écrivains. Il faut dire que la psychologie criminelle aux fins d’enquête est une discipline récente dans notre pays. Si cette dernière a vu le jour en 2009, il aura fallut quelques années pour que son l’utilité soit enfin reconnue et complémente les enquêtes criminelles. Les récents attentats auront accéléré le processus.

Dans cette ouvrage, Florent Gathérias et sa consoeur Emma Oliveira, nous livrerons tour à tour leur arrivée et intégration au sein de la police, leur rencontre au sein de l’Office Central pour la Répression des Violences aux Personnes puis plus tard les étapes de leur « profilage » concernant quatre enquêtes. Pour finir ils livreront leur conclusion sur leur passionnant et difficile métier.

Ce qui est intéressant dans cette ouvrage, c’est qu’on place le lecteur comme partie intégrante à l’enquête. De ce fait, lorsque Florent Gathérias ou Emma Oliveira sont avisés du crime et des premiers éléments en la possession des enquêteurs, le lecteur découvre au fur et à mesure découvre tout le cheminement que doivent emprunter les psychologues pour déterminer un profil pouvant coïncidé avec le crime.

Cependant leur travail ne s’arrête pas là puisqu’ils doivent essayer de penser et de se mettre dans la peau de l’auteur du crime pour comprendre la mécanique qui l’aura pousser à l’action mais également celle qui permettra de rompre sa défense lors des auditions avec les enquêteurs.

Le deuxième point original de ce livre est que il y ait systématiquement les deux points de vue et analyse un même dossier : l’œil de Florent Gathéras qui dissèque chaque partie de la personnalité du criminelle et la sensibilité fine d’Emma Oliveira qui ressent les sensations du tueur.

Sans dévoiler les enquêtes mentionnées dans le livre, il est intéressant et surprenant de constater que les criminels, des gens lambdas « passent partout », se retrouvent acculés à leur histoire, conviction, besoin d’appartenance ou leur vison de la réalité n’ont pas trouver d’autres moyens de s’en sortir que par le crime.

Parfois même, et c’est sans doute le plus difficile, certains crimes n’ont pas de raison. c’est la raison pour laquelle les deux psychologues déclarent : Si le « pourquoi » du crime n’est pas toujours accessible, le « comment » procure de précieux outils de compréhension, et permet peut-être d’éviter la répétition du drame.

La toile de fond du terrorisme est très intéressante : La religion, censée être le moteur et la source profonde de leurs agissements, n’est en fait qu’un étendard ou un masque leur permettant  de revendiquer leur identité, jusqu’ici défaillante. L’esprit communautariste apporté par l’idéologie extrémiste, quelle qu’elle soit , résonne fortement chez ces individus à la dérive(…)  L’action remplace la connaissance et la réflexion et en agissant on devient quelqu’un(…) Asservir, profiter de la faiblesse, se délivrer  de tout choix personnel à travers une idéologie stricte, fermée, psychogène, sont les motivations du groupe extrémiste, avec les mécanismes qui en découlent(…) Chaque cas étudié a confirmé ce que la criminologie enseigne, à savoir que derrière tout crime se cache un homme avec son histoire et toute la complexité qui le constitue.

Par ailleurs, Considérer la plupart des terroristes comme des hommes parfaitement normaux et ayant fait ce choix-là plutôt qu’un autre est une erreur qui nous condamne à ne rien saisir du rôle de la vie psychique dans le processus terroriste, dans le repérage des failles et dans leur instrumentalisation par les donneurs d’ordres criminels.

Et pourtant il est plus facile pour le lecteur (et le français moyen) de croire l’inverse, cela à un coté « rassurant« …

Ce livre se dévore comme un roman et nous emmène dans les méandres des esprits sombres.

Je m’arrête là en espérant avoir égayé la curiosité des lecteurs et ne saurais que trop conseiller ce livre aux personnes désireuses de connaître le travail des Psychologues du Crime.

Je remercie les éditions Fayard d’avoir mis cet ouvrage à disposition sur le site NetGalley ainsi que Florent Gathérias et Emma Oliveira pour nous avoir délivré un petit morceau de leur travail au quotidien.

Pour ceux et celles qui aimeraient aller plus loin, sachez que Florent Gathérias et Emma Oliveira dirigent le centre de formation Criminologie à Paris la Défense.

 

 

 

 

romans

#Notre vie à trois

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Tout d’abord, je tiens à remercier Colline HOARAU de m’avoir offert ce livre pour le chroniquer.

Colline HOARAU est née en 1966 à l’île de la Réunion. Curieuse, elle adore l’école et se retrouve souvent première de la classe, avec une préférence pour les matières littéraires. Très sociable et avec un caractère fort, elle est, pendant toute sa scolarité, chef de classe. Elle gardera de ces années, essentiellement à la Réunion, un souvenir joyeux. A 15 ans, elle suit ses parents dans le Béarn. C’est une difficile rupture avec son île et ses amis. Elle se plonge dans la lecture, dévorant toute la littérature de la bibliothèque d’Orthez. Elle aime les classiques, n’hésitant pas à lire Zola ou Balzac et à apprendre les poésies les plus longues de Lamartine.

Elle est reçue au bac à 17 ans. Elle a envie de littérature. Une année de Lettres Modernes à la l’université de Pau ne va pas la convaincre. Elle découvre l’informatique qui satisfait son esprit avide de nouveautés. Elle passe d’analyste-programmeur à formatrice, préférant l’humain aux machines. Elle change de métier en fonction des opportunités et de ses envies d’apprendre, de passer à d’autres univers. Mariée, puis divorcée, elle veut présenter son île à ses deux filles. Elle y revient sans retrouver l’air de son enfance.

Elle fera plusieurs allers et retours entre la métropole et la Réunion. Le choix est impossible entre les deux mondes, si éloignés culturellement et géographiquement.
Commence alors une période tournée vers les autres : un engagement fort à SOS Racisme, la direction d’associations d’insertion, la responsabilité dans un office HLM de la Région parisienne.

Passionnée par ce qu’elle fait, Colline HOARAU est toujours très active. Elle devient chef de cabinet. Elle adore écrire, des rapports, des discours, et, pendant les longs et fréquents conseils municipaux, elle écrit sur son portable. Il lui suffit d’ouvrir l’ordinateur pour que les mots arrivent. Les doigts tapotent sur le clavier à toute vitesse.

Elle retrouve une amie d’enfance qui lui dit un jour : « je pensais que tu deviendrais écrivain ». C’est le déclic. Elle imagine alors mettre en forme ses écrits. C’est ainsi que naîtra « L’adieu à Lila » ou son album réunionnais, son premier roman.

Elle s’est installée avec son compagnon en Bretagne depuis 2012, revenant à la formation. Elle se dit adoptée par les Bretons, apprenant la langue et adorant le caractère de la région. Elle a l’impression de retrouver le côté sauvage du Sud de la Réunion. Elle aménage son temps pour pouvoir lire et écrire davantage.

Elle vient d’obtenir une licence de Breton et Langues Celtiques à Rennes 2, travaille dans une école Diwan en breton.

Notre vie à trois (version broché et numérique) est son deuxième roman, par la suite elle a écrit « Sois sage Reine-May« , « Madigoù: Où la petite fille aux bonbons« , « Histoire d’enfants » et « Peut-on tout réparer« .

Par ailleurs, Colline Hoarau anime un blog dans lequel vous trouverez sa bibliographie, ses citations, ses articles ainsi que son actualité.

Le titre et la couverture sont parfaitement choisis, en effet ce couple dont il est question au début du livre va devoir apprendre à vivre avec la maladie de parkinson, tellement présente qu’elle s’impose en quelque sorte comme une troisième personne qui vient perturber leur quotidien.

L’écriture est fluide et simple, les mots bien choisis et intenses permettant aux néophytes de mieux comprendre et connaître cette maladie dont on ne connait que trop souvent le nom sans en connaître les symptômes et ce que cela implique.

L’originalité du livre tient au fait que chaque évènement autour de la maladie est abordé d’une part par le malade, Achille, et de l’autre part, Orchidée, la conjointe.

On voit au fil de la lecture que ce couple vit la maladie intensément et constamment telle une épée de Damoclès prête à faucher cet vie.

Les points de vue de ce couple autour de la maladie sont très intéressants car même si chacun appréhende la maladie avec leur vision proche, on se rencontre que les avis convergent dans le même sens et que leur souffrance est commune.

En effet, les gestes du quotidien deviennent un vrai combat et une vraie souffrance pour Achille. Ce qui était inné ne l’est plus et il doit lutter et réapprendre le moindre geste de la vie courante.

Orchidée, quand à elle, souffre d’être impuissante malgré tous les efforts fournis et les recherches (médicales, vestimentaires) effectuées pour soulager le quotidien d’Achille.

Le regard des autres est pesants également car il se situe en pitié et incompréhension. Ce qui amène le malade et son entourage à devoir s’isoler.

Ce passage m’a particulièrement marqué et choqué:

Le dentiste ou l’homme qui ne voulait pas

Dans certaines contrées, c’est un défi de trouver des spécialistes. Un rendez-vous fut pris. Un entretien fut tenu. Je me retrouvai plus dépité à la sortie qu’à l’arrivée. Le dentiste, effrayé par ma maladie, ne souhaitait pas me soigner. Je ne sais plus comment il me l’avait intelligemment glissé. Mais il me le fit comprendre. Il ne me restait plus qu’à en trouver un autre. J’ai besoin d’avoir une dentition soignée, comme tout un chacun. Je me rends bien compte que les repas, surtout avec d’autres, sont les moments les plus sensibles et les plus difficiles à gérer.

Comment un homme de science, peut-il refuser de soigner un malade au prétexte qu’il a peur?! Je n’arrive pas à comprendre.

Colline Hoarau explique la maladie de Parkinson de manière réaliste et vraie sans jamais tombé dans le dramatique.

Avant de lire cet ouvrage, comme tout le monde, je pensais que les malades atteints de la maladie de Parkinson n’avaient que le tremblement comme symptôme.

Aujourd’hui je sais que cela ne s’arrête pas à cela et je vois tout ce que cela implique pour le malade et son entourage.

Je ne peux que recommander cet ouvrage d’autant plus si on connait une personne atteinte de cette maladie. Cela permet de mieux la comprendre et de faire sauter des préjugés.

Ce livre est un hymne à l’amour et à la tolérance.

romans

#Les Chroniques de Sorohar – Le cycle de la Triade pourpre: Tempus Fugit (tome 1)

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Tout d’abord je tiens à remercier le service de Presse de MxM Bookmark de m’avoir offert ce livre.

Comme il n’est pas simple de trouver une biographie sur cette jeune auteure, j’ai tout simplement repris celle qu’elle fait sur son blog . Âgée de 30 ans, passionnée d’écriture depuis l’âge de seize ans, Keliane Ravencroft est une grande rêveuse aimant créer et partager. Toujours à la recherche de nouveaux moyens d’expression, elle s’est intéressée aux jeux de rôles, à la photographie et à l’illustration, jusqu’à se lancer dans la personnalisation de poupées en résine pour y incarner ses personnages.

Après plusieurs concours littéraires elle tente l’aventure internet en se lançant dans l’autoédition. Son projet s’inscrit dans le cadre de deux séries de romans, toutes deux s’articulant autour d’un univers fantasy.

C’est finalement en 2017 qu’elle signe son premier contrat en maison d’édition pour sa saga : Les Chroniques de Sorohar.

Les chroniques de Sorohar se composent d’une série de dix tomes, divisés en trois cycles plus un tome conclusif :

  • Le Cycle de la Triade Pourpre
  • Le Cycle des Immortels
  • Le Cycle des Enchanteurs

Ces tomes sont édités par la maison d’édition MxM Bookmark et peuvent être précommandés sur le site Amazon soit en format numérique (disponible le 10 octobre 2018) soit en format broché (disponible le 26 novembre 2018).

Ces chroniques s’adressent à un public averti car elles comportent des scènes explicites de violence ou de sexe à caractère homosexuel (LGBT).

Tempus Fugit (Tome1) raconte l’histoire de Sven, orphelin, qui a été recueilli et élevé par un vieux libraire résidant dans le village de Tertrefer. Malheureusement son précieux sauveur s’éteindra de vieillesse léguant ainsi au jeune homme sa librairie.

Plus rien désormais ne retient le jeune homme assoiffé d’aventure de quitter le village ou il a grandi.

C’est sur le chemin de cette nouvelle vie que Sven va malencontreusement s’attirer la colère d’une congrégation de Sorcières, la sororité de la lune, auquel il va sceller son destin et surtout sa survie. En effet, ces dernières vont lui donner pour mission d’aller tuer le roi tyran, Arjan, un démon au sang pur en échange de sa vie.

N’ayant pas d’autre solution pour sauver si vie, Sven se rend au château du démon pour accomplir son ouvrage mais ce dernier est prit de court par un mystérieux individu qui aura besogné à sa place: le vengeur noir.

Malchanceux, le jeune garçon est accusé du régicide et se trouve emprisonné à la place du meurtrier. C’est dans les geôles du château qu’il fait la connaissance du nouveau roi, Ashkiel, qui n’est autre que le fils ainé du roi tyran.

Saisissant la chance de cette rencontre, Sven clamera de toutes ses maigres forces son innocence concernant le meurtre pour lequel il est accusé.

Par chance le nouveau souverain ne souhaitant pas gouverner de la même manière que son bourreau de père, décide de lui accorder le bénéfice du doute. Par conséquent le nouveau roi décide mettre en suspens le sort du condamné jusqu’à ce que son bras droit, Raziel un démon au sang pur, rassemble les indices tentants à discriminer ou à incriminer le jeune aventurier. En contre-partie Sven doit resté au château et s’acquitter des tâches les plus ingrates visant à soulager les domestiques du roi.

Cette occasion inespérée permet à Sven d’envisager toutes les solutions pour sauver sa vie, qui si pour le moment est épargnée par le nouveau roi, ne tient qu’à un fil d’une toile de la mort que les sorcières ont tissé sur lui.

Quel chemin le jeune homme va-t’il emprunter pour sauver sa misérable vie?

Le titre et l’illustration sont une invitation au voyage de ces contrées fantastiques et laissent présager une suite. Donc on comprend déjà que ce premier tome est l’accroche qui mènera aux autres.

L’écriture est fluide et le vocabulaire choisit avec soin nous plonge intégralement dans le monde imaginé par l’auteure. On ressent et on vit les personnages dès les premières minutes.

Les pages s’enchainent et nous livrent l’essence de l’intrigue au compte goutte, ne laissant que peu de répit au lecteur.

Même si certains détails permettent de deviner certains évènements, on en est pas pour autant déçu tellement les rebondissements sont nombreux et s’emboitent parfaitement tels des pièces de puzzle au fil de l’histoire tissé par Keliane Ravencroft.

Les histoires d’amour évoquées dans cet ouvrage sont animées avec passion, sensualité et puissance. On palpite et frissonne à la lecture de celles-ci et on espère encore plus. Là encore, l’auteure sait nous rassasier.

On fait abstraction de l’orientation sexuelle des protagonistes de l’histoire pour ne retenir que la chose qui est et qui reste essentiel : l’Amour.

Les personnages ont le caractère en lien avec leur appartenance aux divers mondes évoqués.

J’ai littéralement dévoré ce livre qui selon moi regroupe tous les ingrédients pour nous tenir en haleine. J’ai retardé le plus possible le moment fatidique ou j’arrivai à la dernière page sachant qu’il faudra quelques mois pour avoir en main le tome suivant…

Cette une véritable découverte qui je suis certaine est le début de beaucoup d’autres.

Keliane Ravencroft débute très fort avec ce premier livre et va devenir une auteure incontournable dans l’univers de la Science Fiction & Fantasy.

A suivre…

Vous pouvez suivre Keliane Ravencroft sur les réseaux sociaux ( facebook , Twitter ) mais également sur les sites dédiés à la lecture ( BooknodeLivre AddictBabelio )

#TempusFugit #NetGalleyFrance

romans

#Chronique Résurgence d’un cœur oublié

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Voici le premier roman de Mélinda SCHILGE, auto-éditrice indépendante, tiré de son propre parcours professionnel. Depuis Mélinda ne cesse d’écrire et prépare d’autres surprises comme son futur roman Ciao Bella dont vous pouvez découvrir des extraits via son blog.

Résurgence d’un Cœur oublié est disponible en deux formats de lecture, un format numérique et un format broché à des prix très abordables (2.99e – 7.99e).

Mais passons aux choses sérieuses, ce roman est l’histoire de Serge comptable au sein de la société Bella. Serge croit avoir trouvé sa place chez Bella. Il sait se rendre indispensable, invisible aussi : il utilise la comptabilité comme une carapace pour contenir ses émotions. Mais il réalise qu’il n’est pas grand-chose quand un désordre informatique balaie ses efforts en un jour. Déchu, il peut encore compter sur le soutien d’une collègue styliste, Léonie… Bien que fourvoyé dans des couloirs ternes et aspiré par sa fonction, ce personnage taciturne découvre peu à peu que son cœur bat encore, les sentiments prennent le pas sur les chiffres. Pion d’une multinationale cloisonnée dans ses profits, parviendra-t-il à se défendre des accusations injustes dont il est victime ?

Pour commencer le titre et l’illustration reflètent parfaitement le cœur du livre et la souffrance dans laquelle Serge évolue ainsi que de sa solitude fasse à son destin.

L’écriture est fluide et les mots bien choisis ressortent à merveille les sentiments et sensations présents dans ce livre.

Ce roman, pour moi, dépeint deux thèmes principaux: premièrement les relations familiales et l’impact que cela a sur notre vie d’adulte et deuxièmement les relations professionnelles qui sommes toutes sont intiment liées avec la façon dont nous avons été élevés.

On constate en lisant le livre, que les rapports entretenus avec nos parents surtout lorsqu’ils sont exécrables influent invariablement sur notre manière d’évoluer dans le monde professionnel. Si certains s’en servent comme une force, d’autres, en l’occurrence Serge, se créent une carapace les protégeant d’un tissu relationnel. Serge le découvrira à ses dépends.

Par ailleurs, on remarque que le comportement professionnel de Serge n’émeut aucunement ses collègues ni sa hiérarchie absente. Ce qui amène à dire qu’il y a encore beaucoup à faire dans le monde du travail pour rendre humain et accueillant le lieu ou l’on passe une bonne partie de sa vie.

Néanmoins, certaines personnes arrivent à évoluer au contact de personnes bienveillantes.

La société dans laquelle nous évoluons met encore trop souvent les gens dans des cases, brimant et réprimant les personnalités au profit d’une « normalité » confortable.

voici un passage du roman qui illustre parfaitement le premier thème évoqué:

Serge avait grandi aux portes de Paris, entre la rue et la violence d’un foyer, où sa mère, omniprésente, avait confondu éducation et exploitation. Quand elle cessait de crier, ce n’était que pour déblatérer des insanités contre l’école ou toute autre instance qui aurait pu se substituer à elle pour donner une éducation à ses enfants. Elle abhorrait l’euro, les noirs et tous ceux qui venaient manger le pain des Français ; elle aimait en revanche Johnny Halliday, dont la diffusion était le seul répit autorisé à la télévision, allumée le reste de la journée, quand ce n’était pas la nuit. Le père, électricien et peu présent, semblait à peine remarquer la présence de sa progéniture. Jamais il ne prit leur défense, même lorsque la matrone les chargeait des tâches ménagères dont elle n’avait pas le courage de s’acquitter.

J’ai littéralement dévoré ce livre car l’histoire m’a transporté et j’avais envie de connaître l’issue de l’avenir de Serge. Je me suis prise d’affection pour lui et était émue.

Je recommande chaudement ce livre et ai hâte de lire les prochains romans de Mélinda SCHILGE qui sauront, j’en suis sûre, nous transporter vers d’autres univers.